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Marie Antoinette en ado lassante

Film sans doute le plus attendu du festival (auquel il a apporté son indispensable touche de glamour), Marie Antoinette de Sofia Coppola risque de provoquer une déception à la mesure des désirs qu’il avait suscités.
Du point de vue historique, la question (que nous avions évoquée) est vite réglée : suivant les thèses ouvertement hagiographiques de la biographe Antonia Fraser, le film apparaît un peu comme l'anti-Le vent se lève de Ken Loach. On pense aux phrases de Marc Ferro (in Cinéma, vision de l'histoire, Ed. du Chène, 2003) sur un cinéma américain forcément contre-révolutionnaire : "tourner les fastes de l’aristocratie et de la cour offre un cadre merveilleux pour les "usines à rêve" ; ce qui n’est pas le cas de la misère paysanne ou de la collecte de la taille . (…) Aux Etats-Unis, où la révolution est globalement rejetée par la société depuis l’indépendance, celle-ci joue le rôle  de catastrophe et elle anime le genre favori des cinéastes, le mélodrame. On y retrouve toujours un personnage de victime, une jolie femme de préférence, et là Marie-Antoinette ainsi que madame du Barry jouent les vedettes ; un traitement pathétique fait adopter au spectateur le point de vue de la victime. La Révolution, comme l’a bien montré l’historien du cinéma Jean-Louis Bourget, exerce la fonction de la catastrophe, ce qui, en profondeur, connote ces films d’une signification réactionnaire."
A ceci près que le film de Sofia Coppola ne va pas jusqu'à la catastrophe : le film s'arrête au moment du départ pour Paris. Par ailleurs, sa vision du règne de "l'autrichienne" reste avant tout très superficielle : le film glisse tout autant sur la Prise de la Bastille que sur le soulèvement du peuple affamé (qui ramène le "boulanger, la boulangère et le petit mitron" sur Paris) ; il prend un malin plaisir à monter en épingle ses anachronismes (la fameuse paire de Converse) ; et on a vu mise en images plus percutante des cérémoniaux de la cour du lever et du coucher (le magistral Rossellini de La Prise du pouvoir par Louis XIV).
Du coup, c’est surtout du point de vue littéraire (étude d’un Mouvement littéraire et culturel et les Réécritures) que le film pouvait se révéler intéressant. Que nenni ! Le film ne s’embarrasse pas de philosophes, quand bien même on peut dénicher quelques perles (Marie-Antoinette lisant à sa petite cour quelques passages du Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, de Rousseau, étalée dans l’herbe ; ou alors le fait qu’on imprime les répliques du Mariage de Figaro de Beaumarchais, sur les éventails des dames de la cour ). Quant aux Réécritures, au vu de la bande annonce, la figure historique de Marie-Antoinette pouvait s’apparenter à ces personnages d’adolescentes contemporaines qu’affectionne tant la réalisatrice depuis Virgin Suicides. Le film s’ouvre sur un personnage digne de Sissi impératrice, se rebellant contre l’étiquette, puis Marie-Antoinette devient une sorte de fashion victim à la Paris Hilton ; la bande-son new-wave annoncée à grands fracas ne suscite pas d’élan particulier et même le thème de la fête "décadente" déçoit, tant il n’arrive pas à la cheville de ce qu’on pouvait voir dans Barry Lindon de Kubrick.
En revanche les allusions appuyées à une certaine amitié franco-américaine, peuvent se lire comme une révérence de Sofia Coppola à une certaine idée de la culture française (Gilles Jacob, les groupes Air et Phoenix, les macarons Ladurée), et à son public qui l’avait jusqu’à présent plébiscitée. Cela ne suffit pas à imprimer un souffle et du rythme à un film qui rate le virage de la nostalgie désenchantée que sait d’habitude donner Sofia Coppola à ses œuvres.

[Marie Antoinette de Sofia Coppola. 2005. Durée : 2 h 03. Sortie le 24 mai 2006. Distribution : Pathé]

Posté dans Dans les salles par comtessa le 24.05.06 à 19:47

Commentaires

De jurieu, posté le 25.05.06 à 11:13

je ne sais pas comment le film est perçu dans les autres pays, mais montrer un film comme ça en France, c'est quand même un peu fort de café.
De Fredo, posté le 25.05.06 à 11:27

C'est quoi ce consensus critique depuis Télérama jusqu'à Libération, peut-on quand même écrire que malgré la sympathie qu'elle (Sofia!)nous inspire, ce film est raté! Faire un film sur Marie-Antoinette exige un minimum de s'insérer dans l'Histoire, et puis ça reste un film de princesses, et oui de "pauv p'tite fille riche"... allons, il ya des films plus forts, et plus vrais que cela!
De bengue bengue, posté le 25.05.06 à 11:38

C'est du cinéma, rien n'oblige à faire dans la vérité.
De Butterfly, posté le 25.05.06 à 23:28

Elle a donné sa vision de la chose ... elle a finit sa trilogie ... elle parle de cette meme adolescente perdu dans un monde qui n'es pas le sien .. que ce soit Marie-antoinette n'est qu'un détail :D
*je ne comprendrais jamais les critiques de toute façon*
De Vener, posté le 26.05.06 à 12:47

Problème de bourgeois, moi ça me fait aucun effet. Problème de branchés, moi ça me fait aucun effet. Problèmes nombrilistes, moi ça me fait aucun effet.
Je vous laisse, j'retourne au travail, le vrai, à la vie, la vraie.
De in love with sofia, posté le 26.05.06 à 13:46

vous n'avez manifestement rien compris à la beauté et à la grâce du cinéma de Sofia Coppola : il est tellement absurde (et vous le reconnaissez vous-même) de juger le film selon des critères historiques. ce film est un bal costumé, une fête des yeux, pour faire passer la mélancolie sous le masque, et la profondeur sous la surface.
De sergio, posté le 27.05.06 à 08:30

moi j'ai rien compris "à la beauté et à la grâce" effectivement. encore une fois je me suis senti floué par la bande-annonce qui annonçait un film pop et rythmé… alors qu'il est long, silencieux, atone, et pafois carrément funèbre. merci de rompre le consensus critique (ils ont fait ça pour être invités à la fête du film ou quoi ?)
De robespierre, posté le 28.05.06 à 23:26

j'ai lu que la fête cannoise du film avait coûté dans les 900 000 euros, avec feu d'artifice et bracelet van cleef & arpeels offert aux invités, ce qui a fini de me rendre ce film totalement antipathique. cet étalage indécent de luxe correspond bien au propos du film (oh les pauvres petites filles riches incomprises) : marie-a / sofia même combat. Sachez donc chers spectateurs qu'une partie de vos places (allez on va compter 5 euros par place, donc 180 000 places) a servi à payer les extravagances de Miss Coppola et ses amis de la jet set… et après ils viennent pleurer contre le téléchargement illégal…
De katy, posté le 29.05.06 à 00:56

à propos des critiques dityrambiques sur le film, je pense qu'il ya une espèce d'intimidation : à la fois parce que Coppola est l'auteur la plus hype du moment, et à la fois à cause de tous les papiers qu'ils ont fait paraître avant d'avoir vu une seule image (et pour cause étant donné que c'était le black out)… quand on a consacré des pages et des pages (chèrement accordées par l'attaché de presse au détriment du magazine concurrent) à l'événement marie-antoinette, quand on a fait des pieds et des maisn pour avoir sofia c. en interview, on a du mal à admettre à la fin que le film est raté et qu'on s'est bien fait couilloner
De bernd, posté le 29.05.06 à 08:43

sur le côté "hagiographique", on avait fait exactement le même reproche au "marie antoinette" de Jean Delannoy avec Michèle Morgan, sélectionné à Cannes en… 57 ! mais est-il possible de filmer "à charge" ?
De tonton, posté le 29.05.06 à 12:41

Je crois qu'on ne peut pas dire plus : c'est vraiment mauvais.
De aliasflaubert, posté le 06.06.06 à 15:38

Je suis étonné d’une telle diatribe contre le film "Marie-Antoinette" (comme d'ailleurs l'encensement inverse d'autres films) sur un site à vocation pédagogique. Qu'un critique ait un avis est chose normale, mais qu'un pédagogue ait aussi peu de recul par rapport à ses propres jugements de valeur me paraît très dommageable.
Il est évidemment facile de montrer le point de vue limité de Sofia Coppola sur l'histoire (bien qu'il soit sans doute un peu réducteur de le ramener à sa nationalité : faut-il citer des films bien français qui se sont eux aussi servi aussi de Versailles comme d'un "cadre merveilleux à usines à rêves" ?). Mais cela n'invalide pas nécessairement son point de vue (j'y reviendrai), car tout point de vue est nécessairement partiel et partial. En outre, le critique qui se veut pédagogue devrait, me semble-t-il, également s'interroger sur les limites de son propre point de vue.
Ainsi, comment ne pas s'étonner de l'apologie implicite et explicite (notamment dans les commentaires) de la Révolution française et du recours à la violence politique qu'elle a consacré et que cet article légitime à son tour en valorisant par exemple le dernier film de Ken Loach, "Le vent se lève", comme "l’anti-Marie-Antoinette" ? (À ce propos, il serait peut-être utile de rappeler que la guerre civile irlandaise qui opposa entre 1922 et 1923 les partisans de l'État libre d'Irlande et les Républicains fit plus de morts que la guerre d'Indépendance menée contre les Britanniques de 1916 à 1921.)
Quand, sur un site à vocation pédagogique, on approuve (de façon pratiquement explicite) la violence révolutionnaire, faut-il s'étonner que les banlieues françaises flambent, mais également que des enseignants soient eux aussi victimes de violences verbales ou réelles? Si les révolutionnaires ont eu "raison" de couper la tête à Marie-Antoinette, pourquoi ne pas faire brûler la voiture de son voisin parce qu'on est "en pleine galère", pourquoi ne pas s'en prendre à son professeur que l'on trouve injuste, pourquoi ne pas assassiner une jeune homme pour lui voler son lecteur mp3 (comme ce fut le cas récemment à Bruxelles) parce que soi-même on est pauvre et qu'on ne peut s'en payer un?
Il me semble que le rôle d'un pédagogue n'est pas d'imposer de façon dogmatique des jugements de valeurs, politiques ou esthétiques, mais de prendre une distance critique par rapport à de tels jugements (les siens ou ceux d'autrui) et de favoriser avec les élèves et les jeunes spectateurs un dialogue démocratique par rapport à de tels jugements: il ne s'agit pas d'être "pour Marie-Antoinette" ou contre la Révolution ou même contre la violence politique en général (celle-ci peut être légitime), mais de favoriser une interrogation, un questionnement sur ces réalités politiques ou esthétiques.
Et, de ce point de vue, l'ensemble de cette page avec notamment ses commentaires "enflammés" traduit une conception, largement répandue en France mais extrêmement sectaire, du débat politique et/ou esthétique : soit on a (politiquement/esthétiquement) raison, soit on a tort; soit on est un admirateur de Marie-Antoinette et un nostalgique de l'Ancien Régime, soit on doit être un partisan de la Révolution et de Robespierre; soit on est du côté des "privilégiés", soit on prend parti pour le "peuple affamé" et invisible; soit on est "superficiel", soit on est "profond"; soit un film est "réussi", soit il est "raté"…
De façon plus large, si l'on compare la situation de la France avec celle d'autres pays européens, l'on constate, me semble-t-il, un réel déficit de dialogue démocratique qui suppose non pas "d'avoir raison" à tout prix (on trouve toujours des raisons plus ou moins valables à ses amours ou à ses détestations) mais d'abord de prendre en considération la diversité des points de vue. Or il semblerait qu'en France, toute diversité doive se traduire en conflit ouvert, sinon violent, entraînant la défaite et la mise à mort (au moins symbolique ou surtout symbolique) de l'adversaire.
Et il me semble qu'une pédagogie ou un enseignement qui impose ainsi brutalement ses jugements de valeur ou ses choix politiques (aussi respectables soient-ils) favorise un tel climat d'intolérance et de confrontation ouverte qui risque d'ailleurs, comme je l'ai dit, de se retourner contre les enseignants eux-mêmes face à des adolescents que l'on n'a pas habitués à prendre véritablement en considération le point de vue d'autrui.
Sans revenir sur les jugements politiques éventuels sur la Révolution française, j'aimerais indiquer une autre manière pédagogique d'aborder un film comme "Marie-Antoinette".
Ainsi, plutôt que d'accuser Sofia Coppola de "superficialité" ne faudrait-il pas d'abord distinguer entre le point de vue du personnage mis en scène et celui de la cinéaste? Est-ce qu'un film qui traite de la superficialité est nécessairement superficiel? Et est-ce que la cinéaste Sofia Coppola en particulier ne montre pas en particulier le caractère artificiel de cette haute société, son enfermement loin de toute réalité, son aveuglement qui, loin d'être psychologique, est bien plus profondément psychologique et institutionnel? Ces quelques questions suffisent me semble-t-il à faire jouer ce qu'en son temps Barthes appelait le "pluriel du texte" et à suggérer que des lectures différentes du même film sont possibles.
Par ailleurs, doit-on vraiment considérer que le mépris immédiat pour les spectateurs qui ont aimé un film — ainsi la charge contre la supposée unanimité critique — est l'attitude la plus adéquate en situation pédagogique, et ne conviendrait-il pas plutôt de s'interroger sérieusement sur les jugements différents des spectateurs (critiques ou élèves)? Ainsi, je m'étonne qu'un commentateur puisse déclarer qu'il s'agit là uniquement de "bourgeois" (je passe sur l'erreur historique puisque Marie-Antoinette appartenait évidemment à la haute aristocratie) : faut-il être "riche" pour s'intéresser au film de Sofia Coppola et faut-il appartenir aux fractions les plus défavorisées du prolétariat français pour apprécier le film de Bruno Dumont?
Il suffit d'interroger les spectateurs à la sortie des salles pour constater d'abord que le film (comme la grande majorité des films d'ailleurs) est loin de susciter des jugements unanimes, et qu'ensuite les raisons qui motivent les (éventuels) jugements positifs sont dignes de considération.
À travers le cas extrême de Marie-Antoinette, l'on peut par exemple s'interroger sur cette fascination/répulsion qu'exerce la "haute-société" dans le monde contemporain sans nécessairement s'identifier au personnage? Et ce personnage de Marie-Antoinette ne renvoie-t-il pas par ailleurs la majorité des Occidentaux à leur bonne conscience de privilégiés face au "Tiers-Monde" ou au "Quart-Monde"? Et pourquoi affirmer de façon unilatérale que "le thème de la fête décadente déçoit" alors que la cinéaste en montre aussi bien la vanité que la frivolité? La cinéaste n'a évidemment pas besoin de montrer le "peuple affamé" pour faire comprendre son ressentiment mais également sa violence qui s'exercera de manière largement aveugle.
Enfin, les illusions de Marie-Antoinette en quête d'une vie "naturelle" à la suite des leçons de Rousseau ne sont-elles pas encore largement les nôtres?
Encore une fois, il ne s'agit pas de prétendre a contrario que "Marie-Antoinette" est un chef d'œuvre mais bien de prendre une distance par rapport à des jugements de valeurs spontanés, distance qui est à mon sens indispensable en situation pédagogique si l'on ne veut pas transformer l'arbitraire de tels jugements en arbitraire pédagogique puis en violence symbolique qui ne manquera pas de se retourner un jour ou l'autre contre les enseignants qui l'exercent en toute bonne conscience (et ceci sera peut-être la dernière "leçon" du film de Sofia Coppola : la bonne conscience est sans doute la chose la plus largement partagée par tous les détenteurs du pouvoir, qu'il soit politique, symbolique, culturel ou scolaire…).
De comtessa, posté le 07.06.06 à 00:35

Alias flaubert a raison. Nostra culpa.
1) nous avons rédigé l'article à chaud après la projection de 8h30
2) nous avons jugé le film par rapport à l'ensemble de la sélection.
Le film a ses qualités et nous aurions dû dans le seul souci pédagogique les faire ressortir.
Il est d'ailleurs labellisé "prix de l'éducation nationale", c'est donc qu'il a été estimé digne d'intérêt par plus pédagogues et plus réveillés que nous.

Toutefois, il nous semble nécessaire de revenir sur plusieurs points.
certes, ce n'est pas parce que c'est un film sur l'ennui qu'il doit être ennuyeux forcément, mais quand mes élèves baillent sur "saint Cyr", j'ai peur qu'ils baillent tout autant sur Marie-Antoinette. (excellent film sur les dérapages pédagogiques)
juste une question : pourquoi avoir choisi Ma, si ce n'était pas pour faire un film "historique"? La duchesse de Lamballe (?) aurait fait l'affaire.
Enfin, il est tard, et c'est désordonné, mais ne déduisez pas cher alias Flaubert de nos conclusions qu'elles portent les élèves à incendier les voitures ou à arracher leurs sacs à de pauvres personnes agées, parce que nous, professeurs, aurions vocation à attiser l'incendie social. Le cinéma est un moyen justement d'aller au delà de la violence, en faisant réfléchir. Si MA courbe la tête devant le peuple (quelle belle scène hollywoodienne, sans ironie), que doivent comprendre les élèves? Que c'est une héroïne, que le peuple est bête, et impressionné...n'est-ce pas une vision un peu réductrice, cela me rappelle La Bruyère Des Grands, rque1 l sans pouvoir vous le citer précisément, mais qui ressemble à cela : "Le peuple a tant de prévention à l'égard des Grands, que si ceux-ci s'avisaient d'être bons, cela irait jusqu'à l'idolâtrie", mais c'est en 1680 et pas en 1789, et La Bruyère ne se prive pas de charger cette cour.
Le problème, c'est qu'en donnant à voir cette MA, on en fait une martyre innocente de la révolution, irresponsable, et donc pas coupable, le commentaire final de nos élèves en empathie serait sûrement : "la pauvre!" : c'est ça la bonne conscience, et ce serait à nous de leur montrer que S Coppola n'a pas voulu exactement dire cela, parce qu'elle a voulu montrer une jeune fille (qui n'est pas quelconque) dépassée par l'Histoire (qui n'apparaît pas).
Nous sommes heureux de la présence de tels commentaires, nous y reviendrons. Continuez à nous adresser vos remarques et critiques.
Cordialement.
De arlette, posté le 07.06.06 à 01:25

Que le film soit tourné en anglais, passons, mais pourquoi insérer quelques dialogues et mots francais. C'est totalement ridicule (d'ailleurs le titre d'un meilleur film). De plus, sofia occulte toute l'histoire de france pour rien nous montrer à la place. 2 heures d'images léchés sans signification. Hormis le visage de kirsten, il n'y a aucun opersonnage sérieux, tous passent en coupe vent (fersen par exemple ou du barry, intétrêt de son persdonnnage dans le film?). La fin est d'un ridicule, on dirait qu'ils n'avaient plus assez de sous pour finir le film, scandaleux (10 pauvres figurants du peuple). Ce film m fait plus apprécié cette histoire de la france mais je ne sais point si c'était le but de soifia. POur finir, kirsten n'a pas l'étoffe encore d'une grande actrice pour combler un film a elle toute seule.
De Harry Caul, posté le 07.06.06 à 21:32

Et si une pédagogie du cinéma proposait d'abord de regarder un film comme un film et non comme un objet d'étude pour une discipline.
C'est peut-être ce que propose Sofia Coppola et ce qui dérange notre regard pédagogo, surtout quand il s'attaque à un monument de l'Histoire de France : Marie-Antoinette.
Oui, ce film est un scandale idéologique, un contresens historique, qui plus est, rempli d'anachronismes inadmissibles. Mais les aventures d'Astérix aussi, et tout le monde s'en fout et Sofia C. aussi.
Peut-être qu'il y a plus à voir si l'on regarde le film comme la mise en scène d'un spectacle. Spectacle de la cour et de sa vanité, spectacle de Versailles et de sa théâtralité, portrait d'une femme et de son désir, spectacle du cinéma. Car, c'est de cela avant tout dont il est question : d'une plongée au coeur d'un système qui tourne tout entier à l'artifice, à l'écart du monde extérieur qu'il n'entend plus et il n'y avait pas d'autres choix possibles que Marie-Antoinette pour incarner cet artifice. Etrangère à la cour, impatiente de désir, mais sans révolte, adolescente soumise aux codes de la monarchie dont la fuite ne peut-être que dans la futilité, le kitsch et finalement une forme de bovarysme d'aristocrate : non pas le rêve d'une princesse, mais simplement celui de connaître la jouissance. Celle qui s'écarte des codes et rituels de la cour, celle tout simplement des corps.
C'est ce qui relie aussi ce portrait à celui de Virgin… et de Lost…, vacuité d'une adolescence qui ne peut que mal finir car elle ne repose sur aucun socle idéologique ou prise sur le réel.
Alors tout le film n'est qu'un décor : la cour, Versailles, l'opéra (et tant pis pour l'anachronisme), l'Histoire, le luxe et l'apprêt des mets. Simulacre d'un monde qui n'existe pas et dont Sofia C. ne propose pas une reconstitution mais une exacerbation spectaculaire. Lien filial à un cinéma dont personne ne remet en cause la spectacularité : Coppola père. Du Parrain à Apocalypse now, l'Histoire offre un vaste terrain d'exploration des codes spectaculaires que le monde met en place. Sofia choisit de s'attaquer au fim historique et elle fait bien, car elle dérange quelques lectures critiques par trop engoncées dans des codes qui voudraient à tout prix plier un film à n'être qu'une représentation du réel.
Ce que propose Sofia C. est une tentative peut-être incomplète de replacer le film dans une dimension esthétique (ce qui ne veut pas dire esthétisante), celui de l'image comme seul objet visuel possible. Tout dans le film le confirme : vaste spectacle du monde dans lequel le personnage joue une représentation (Sublime Kirsten Dunst). On peut, par exemple, hurler au contresens historique ou au scandale hagiographique du salut final de MA, mais il est d'abord celui d'une actrice à un rôle, d'un film qui s'efface alors devant l'Histoire, d'un décor qui ne sert plus à rien et le dernier plan dit tout. Le spectacle est fini, l'Histoire reprend ses droits, mais le plaisir du spectateur fut là dans ce temps du film où nous fut donné à voir (même imparfaitement) la puissance de l'image, du kitsch et du rock'n roll contre les lourdeurs du film à costumes.
De lucien, posté le 08.06.06 à 12:02

Bravo à chacun, tout d'abord pour ces exposés critiques et sincères qui donnent à ce film une place dans le cadre pédagogique de ce site. Merci.
Néanmoins je voulais revenir sur les propos de aliasFlaubert et de son étonnement face au rejet violent du film par quelques blogueurs dont je fais parti. Marie-Antoinette représente à travers son sujet, sa mise enscène, d'après-moi le meilleur exemple des fossés qui se creusent au fur et à mesure. Un décalage que je retrouve dans les rues, dans les journaux, dans les écrans quels qu'ils soient... Une réelle envie de vérité s'inscrit dans nos besoins quotidiens, marre de la mise en scène, marre du mensonge, marre du faut; et les différentes affaires politiques nous le montrent une fois de plus. Marie-Antoinette, c'est un peu tout ça à la fois. Et sans vouloir rentrer dans un débat politique qui n'aurait pas de sens, le paralelle entre le film et le monde politique à l'heure actuel est assez fort. Les réactions les plus virulentes sont donc peut-être les plus liées au "malaise français" qui touche aussi bien les banlieux que les institutions politiques. Un point de vue qu'il ne faut pas négliger non plus, surtout dans un cadre pédagogique : le refus d'un film peut-il être lié à un contexte sociologique ?
De Olivier, posté le 15.06.06 à 15:07

Il ne faut surtout pas oublier que ce film est un objet esthétique avant tout : aussi, pourquoi s'indigner que la fille de Maie-Antoinette parle en français alors que tout le monde s'exprime en anglais ?! Il s'agit d'un procédé de décalage qui charpente le film tout entier : décalage entre l'effet de réel et la poésie, entre l'aspect documentaire et la liberté du cinéaste qui transcende le réel par sa vision. Marie-Antoinette est un très grand film visionnaire qui donne à voir un être humain avant de donner un cours d'histoire...
De magnolia, posté le 16.06.06 à 00:46

Je voulais hier soir aller au cinéma pour bien débuter ce long week end... Je voulais aller voir X-Men III pour éviter de dormir à cause de la fatigue, la flemme m'a conduit au cinéma le plus proche dans une salle pleine à craquer pour découvrir le soporifique Marie Antoinette de Sofia Coppola (rien à voir avec Fred Coppula évidemment :-)), l'égérie du cinéma bobo et Hype des années 2000. J'avais apprécié son Virgin Suicides et son Lost in Translation qui mettaient judicieusement en scène la solitude l'ennui de ses protagonistes dans une ambiance vaporeuse et musicale. Ici, Sofia Coppola creuse le même sillon dans un biopic mode relatant l'arrivée de l'autrichienne adolescente et apeurée Marie Antoinette à Versailles pour souder l'alliance avec la France par un mariage royal et arrangé. On ne peut dès lors s'empêcher de faire le parallère entre la jeunesse dorée de l'héritière d'Autriche et celle de la smala Coppola, Sofia mêlant adroitement despotisme royal et népotisme familial en ayant pris son cousin fadasse pour le rôle de Louis XVI. Le film est basé sur la calamiteuse biographie de l'américaine Antonia Fraser, mélange de Barbara Cartland mâtiné de Points de vue et images du monde. La production avait pourtant acheté les droits de la biographie D'Evelyne Lever qui fait autorité chez les historiens, on a préféré le sucré au salé... La première demi-heure du film fait craindre le pire... le trajet d'Autriche vers la France s'étire en longueur... Monté de carosse, descente de carrosse, révérence par-ci, révérence par-là, teintes pastels, musique enveloppante et new age... on s'ennuie ferme et l'on pense se réveiller avec l'arrivée à la cour de France. Dès que l'on pénètre dans Versailles, on a cette sensation de voir un "des racines et des ailes" produit pas le syndicat d'initiative dela région ile de France. Rien ne manque, les perruques, les robes, les éventailles, les valets, les dorures, les petits plats dans les grands, les maccarons, l'étiquette et le faste de la cour, tout est clinquant et l'on se dit que le budget a été engloutti par cette reconstitution fidèle du XVIIIème siècle et non dans les acteurs qui grimacent tout le long du film... On suit donc mollement la trajectoire de cette petite princesse frustre s'habituant difficilement au 'french taste'... La pauvre n'est pas honorée au lit pour pondre le royal descendant du trône de France, cela donne lieu à des scènes répétitives qui fait se gausser le machouilleur de pop corn à ma droite, on sussure à mi-voix sur son passage des horreurs stigmatisant sa potentielle frigidité alors que c'est le roi qui ne met guerre la clé dans la serrure... quel suspense ! quel ennui surtout... à force de vouloir le dépeindre, il déteint sur le spectateur... tout est compassé, boursouflé, maniéré... et le summum arty est atteint quand pour rendre la queen un peu plus rock & roll, la bande son s'énerve en diffusant toute l'avant garde de la scène à la mode, de Bow Wow Wow aux Strokes en passant par les frenchies de Phoenix que l'on voit ridiculement jouer la sérénade au petit Trianon, on veut donc être décalé mais pour faire plus vrai on colle un air du Castor et Pollux de Jean Philippe Rameau, opéra crée en 1734, soit 35 ans ans avant que Marie Antoinette n'arrive en France et alors qu'elle a pris des cours de musique avec Gluck... Bref on oscille entre le réalisme de façade et la volonté d'être différent... Seule Asia Argento met un peu de hargne dans son personnage de la Du Barry, catin parvenue favorite, négatif un peu facile des dames de la cour, mouton noir de la ferme de Candy (vous savez, le pays où l'on s'amuse, on pleure, on rit, où il ya des méchants et des gentils !) de la reine éprise du Rousseau naturaliste... Quand Baz Luhrmann fait Romeo + Juliet ou Moulin Rouge, il va jusqu'au bout de sa provocation, ici c'est tièdasse, même Kirsten Dunst arrive à être éthérée et fade. On se demande ce que le Kubrick de Barry Lindon aurait fait avec un tel matériau romanesque... Même si la fin s'accèlère avec les prodromes de la Révolution, le film effleure les soubressauts sociaux et politiques, on entend que la Bastille est prise par le Peuple, point d'évocation des privilièges abolis alors que le film insiste sur les dépenses somptuaires du régime, point de déclaration des droits de l'homme, on montre une reine frivole et bambocharde passionnée par le jeu et par les boutons de guêtre ou l'entrejambe du Comte Fersen alors qu'elle a pesé sur la politique de la France et sur les décisions de son époux fallot... le film se clot par le départ de la famille royale pour le chateau des Tuileries au coeur de Paris le 6 octobre 1789 suite à l'invasion du palais de Versailles par la foule... Le roi a alors 35 ans, la reine 34 et Sofia Coppola veut les faire passer pour d'éternels adolescents privés de leurs jouets Versaillais...On se croirait presque dans un clip de la vilaine fermière...
De Olivier, posté le 16.06.06 à 17:28

Il me semble utile de rappeler que Marie-Antoinette n'est pas tant un biopic qu'une réécriture d'un mythe. Inutile donc de gloser sur les anachronismes, les invraisemblances et autres erreurs car ce ne sont plus des erreurs mais un parti pris esthétique. Il s'agit de LA Marie-Antoinette de Sofia Coppola, un portrait de femme ou d'adolescente plutôt car la cinéaste abandonne son héroïne au moment où le destin la capture... Filmer l'adolescence : voici ce qui captive avant tout Sofia Coppola. Il est vrai que SA Marie-Antoinette marche, court, danse, bouge...comme une ado d'aujourd'hui mais son ambition esthétique repose justement dans ce geste : filmer un personnage historique -saturé par tous les livres, films, tableaux qui en ont fait son modèle- comme un personne familière. Film intimiste, LA Marie-Antoinette de Sofia Coppola parle davantage d'aujourd'hui que d'hier...
Marie-Antoinette est en cela un film résolument moderne.
De magnolia, posté le 17.06.06 à 14:37

Ok la mordernité c'est donc de faire jouer de la mandoline à Phoenix, dommage qu'il n'y ait pas eu de cannabis dans les jardins du petit Trianon...
De lolo, posté le 18.06.06 à 01:24

C'est quoi cette bande de réac de l'histoire ! Il me semble qu'aucune des personnes à la critique négative si facile n'ait vécue cette periode. Il n'y a pas de vérité historique !!!! C'est une construction!!! Cela dit pour revenir au film, encor e un bijou de la patite sofia qui nous renvoie à notre propre adolescence... plus encore à une adolescence universelle et atemporelle. Les trentenaires s'y retrouveront tant la BO du film est efficace et bien utilisée.
Un bijou. Vivement le prochain coppola !!!
De Jonathan, posté le 02.09.06 à 12:05

Bonjour,
Pour la production d'un court metrage, je vais mettre en vente d'ici peu, le package vip complet de Marie Antoinette à Cannes (Bracelet Van Cleef en or rose gravé, eventail dans son ecrin, carton d'invitation...)
Contactez jonathan@mechaphilia.com pour plus d'info.
De pfeffer, posté le 07.09.06 à 11:36

Film raté, à mon avis, quel qu'ait été le but de miss Coppola. Il ne rend justice ni aux combats de la révolution, ni au personnage de Marie-Antoinette. Il est en effet plus préoccupé de remercier ses nombreux amis et sponsors, et de mettre des potes inutiles au générique. Ce n'est qu'une grosse daube, et le public averti sent bien vite qu'il s'est fait avoir, à tout point de vue.
Quant à ceux qui ronronnent sur les bévues réputées voulues de l'artiste, je m'étonne cependant de leur enthousiasme... Est-ce à dessein que l'enfant chérie d'Hollywood fait un enfant au comte de Provence ? Si Louis XVIII avait eu une descendance, cela se serait un brin répercuté sur l'Histoire de France, non ?
Ah, mais, c'est vrai... Sofia n'a pas voulu faire un film historique... J'avais perdu ce détail de vue...
De rosenkrantz, posté le 07.09.06 à 17:28

en lisant le message de Jonathan, je me dis que tout rentre dans l'ordre : si les extravagances jet set (cette fête d'un luxe indécent) de cette petite chérie contribuent, via le marché noir (t'as essayé Ebay ?), à permettre la production d'un court-métrage, c'est que tout n'est pas si pourri au royaume du Danemark.
De Chris, posté le 23.03.07 à 11:15

Rêves de petite fille gâtée. Le film est dépourvu d' intérêts.
De MisterT, posté le 31.03.07 à 12:05

Marie Antoinette est a mes yeux un film magnifique! On se fiche bien de l'exactitude historique!
Les images sont magnifiques, c'est incroyablement maitrisé, les acteurs sont parfaits et la musique donne au film un aspect encore plus pétillant!
Longue vie a Sofia Coppola!
De elinoka, posté le 01.04.07 à 11:01

Moi j'ai trouvé que c'était un beau film tourné avec beaucoup d'originalité. N'oublions pas que ce n'est que du cinéma, il y a du vrai et du romancé mais l'essentiel c'est de passer un bon moment. Ceux qui veulent tous les vrais faits historiques sur marie-antoinette n'ont qu'à lire les biographies de Stephen Zweig et Simone Berthière. Arrêtons donc de critiquer pour critiquer, je me répète c'est du cinéma alors laissons-nous aller, ça fait du bien ! pourquoi faut-il toujours se prendre la tête à trouver des explications à tout...
A part ça, je suis très triste pour le mec qui passe sa vie, "sa vraie" au boulot et qui pense qu'il n'y a que des bourgeois, des branchés et des nombrilistes sur terre ! (vener)
De Jonathan, posté le 13.05.07 à 21:50

Le film le plus pire que j'ai jamais vu. Impardonnable. Sophia Coppola - elle est completement stupide. Ce film c'est nul. En Anglais: Sophia is a talentless idiot with no idea about filmmaking. She is famous only because her father was a genius. She is boring and uninspired moron with nothing to offer - I cannot believe how much money was spent on this appalling catastrophe of a film that was made popular by the Jewish mafia. Absolute bullshit. Sophia should never make another film. And Louis? That actor? Worst I have ever seen. What a pile of crap. Historically offensive and artistically useless. 0/10
De Marie, posté le 19.05.07 à 18:39

putain de salope
De karen, posté le 17.12.07 à 20:33

cher tout le mode vous avez pas ecri le chanteur qui a chanter in love marie antoinette
De Letouriste, posté le 13.01.08 à 00:29

AliasFlaubert, vous confondez tout. tout! (Je commence par faire ce reproche à la contre critique du film, parce que d'abord, c'est elle qui a alimenté la discussion et ensuite, parce que c'est cela qui va me permettre de dire sur quoi peut se baser une critique pédagoique de ce film.
Tout! D'abord, vous assimilez la critique (menée à travers le film) de la cour montrée par son incompréhension à une critique de la superficialité. Mais ce n'est pas ce qui est à l'oeuvre ici. C'est une critique de superficielle contre le superficiel. Comme lorsque le Jette-Setteur ne comprend pas le papparazzi. Avec un schéma trop rapidement binaire, une grille d'interprétation trop étroite, vous ne voyez pas qui critique quoi, n'étudiez pas les rapports réciproques de personnages, ni des structures (narratives). Critiquer la cour de cette époque n'est donc pas critiquer sa superficialité, et votre manière pédagogique de traiter un film l'est finalement peu en raision de la faiblesse de ses schémas interprétatifs. Vous vous réfugiez facilement dans la distinction très simple, réelle, certes, mais aussi la seule que vous soyez apparemment à même de comprendre entre l'objet du film et son propos. Aussi manquez vous le point de vue de ce film illustré à travers le prisme de Marie-Antoinette sur la petite fille qui ne comprend pas son environnement. La critique de la cour n'est pas une critique de la superficilaité de celle-ci, mais une critique venant de la superficialité, qui, artifice suprème, se sert de sa superficialité comme explication (on aura tout vu: Je revendique le droit à l'ignorance en somme) du décalage avec la situation.


Quant au recul sur son propre point de vue, il est très amusant de voir comment vous vous y prenez en mettre en valeur le besin pédagogique. On a d'abord l'exemple de la guerre d'Irlande. Facile, mais une donnée brute, comme ça, ça ne veut rien dire, surtout quand elle n'a rien à voir. QU'est ce qu'on en a à FOUTRE que la guerre civile Irlandaise ait fait plus de morts que la guerre Irlando-Britannique lorsque l'on traite cette dernière? En quoi cela valide-t-il ou non quelque propos que ce soit sur celle-ci? J'avoue ne pas comprendre). Ensuite, le SUPERBE raisonnement sur l'execution de Marie Antoinette.


"faut-il s'étonner que les banlieues françaises flambent, mais également que des enseignants soient eux aussi victimes de violences verbales ou réelles? Si les révolutionnaires ont eu "raison" de couper la tête à Marie-Antoinette, pourquoi ne pas faire brûler la voiture de son voisin parce qu'on est "en pleine galère", pourquoi ne pas s'en prendre à son professeur que l'on trouve injuste, pourquoi ne pas assassiner une jeune homme pour lui voler son lecteur mp3"
Vous la prenez, là, la distance critique que vous invoquez?
ICI, monsieur, vous enseignez, en tant que pédagogue, à ne pas penser.
1) En mettant sur le même plan l'execution de Maria Antonia de Habsbourg et la violence criminelle, vous confondez l'ordre criminel et l'ordre judiciaire. Dans la perspective de l'education du citoyen, je pense en conséquence que vous êtes dangereux et irresponsable.
Procès truqé, me direz-vous peut-être, et vous aurez raison... Mais directement issu de la justice royale qui le précède de quelques années. Je tiens aussi à remettre en mémoire le fait que Louis XVI a participé à l'élaboration de la guillotine (pour unemort plus rapide, abrégeant les souffrances, et ainsi pplus humaine).

2) dans l'ordre logique: En raisonnant de la sorte, vous refusez un raisonnement parce qu'il contredit un principe (faut il s'étonner que ....), mais ce n'est pas de cette manière que l'on réfute quoi que ce soit. Ce n'est pas parce qu'il choque un principe extérieur que nous pouvons nier un raisonnement, mais bien en fonction de sa valeur de vérité. Sans quoi le principe tombe épistémologiquement, c'est indénialbe. Et quand on s'habituera à sa véracité, il tobera de toute façon. (Il faut ajouter que tel n'était d'ailleurs pas le cas ici, puisqu'il fallait que vous confondiez la justice et la criminalité pour faire croire à une telle comparaison). Dans tous les cas, Vous enseignez à tout sauf à penser... Pédagogie contre productive, en somme...
Comble de l'ironie, pour faire croire en un recul, vous neutralisez votre propros par une bouillie de lieu commun sur les oppositions trop rapides (ironie lorsqu'on a vu quel usage vous faites de l'opposition entre la cour et la reine, sans distinction des points de vue...) et la fameuse culture française du conflit. Et au lieu d'évaluer une pluralité de positions, comme l'exigerait une critique qui dépasse es oppositions trop rapides, vous vous réfugiez dans un simple ne pas dire. (Oh bah non, faut pas dire ça, c'est pas bien, parce que sinon, on va aller bruler des voitures) . Mais le discours critique vise à dire des choses, monsieur. Et notamment à mettre en valeur le lieu d'où l'on parle. (C'est bien autre chose que de simplement énoncer les limites d'un raisonnement).J'ajoute que contrairement à ce que vous semblez laisser croire, c'est plus neutre. Il ne s'agit pas de dir e: "Ca c'est mal, parce que...", mais, "pour dire ceci: il faut affirmer cela","être dans tel point de vue", etc... C'est véritablement énoncer la position du discours. C'est ce qui a été fait dans la critique qui est menée ici "("les thèses ouvertement hagiographiques de la biographe Antonia Fraser"... les origines du point de vue: "Aux Etats-Unis, où la révolution est globalement rejetée par la société depuis l’indépendance" les procédés: "catastrophe et elle anime le genre favori des cinéastes, le mélodrame. On y retrouve toujours un personnage de victime, une jolie femme de préférence, et là Marie-Antoinette ainsi que madame du Barry jouent les vedettes ; un traitement pathétique fait adopter au spectateur le point de vue de la victime"). Vous, vous ne faites que dire qui a raison qui a tort. Avec du contenu, des vérités toutes faites, et sans méthode. C'est CA qui est antipédagogique!


Vous remarquerez que je parle ici de pédagogie et critique cinématographie et pas même un instant du film.
De salomé, posté le 08.05.08 à 21:44

bon d'accord du point de vue historique ce film est raté...
et alors !

I LOVE IT !!!

un film de fille quoi ! faut el rpendre un peu plus à la légère ! c'est pas parce que c'est sofia coppola qu'on doit forcément s'attendre à du gradn art ! Elle à bien le droit de s'amuser et de faire des choses qu'elle aime elle aussi non ?

Bien le bonsoir !
De Lau, posté le 18.05.08 à 05:07

Il faut regarder ce film comme un film sur l'adolescence et non un film historique. Et dans le genre, je préfère largement "Virgin Suicide". "Marie Antoinette" n'a rien d'exceptionnel, mais ce n'est pas un film raté pour autant.
C'est juste un film sur l'adolescence, qui ressemble à une meringue: rose, sucré, et creux...
De Valentin, posté le 25.08.08 à 11:23

Moi je l'ai trouvé très original, et il retrace quelques événement dans la vie de cette grande dame.Mais je ne vois pas pourquoi ils ont épargné l'affaire du collier mais surtout L' éxecution et la sentance et tout ce qu'elle a endurée ce n'est pas après tout la veritable histoire? celle qui nous fait frémir, moi c'est juste cela que j'ai trouvé dommage sinon question de gou très beua film,

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